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FICHE NOTION. L'HISTOIRE

L’histoire est :

--> Soit le cours des événements.

--> Soit la discipline qui en rend compte.

L’histoire-discipline, comme son nom l’indique (« raconter une histoire ») est un récit. Pour se distinguer des récits fictifs comme le sont les romans et les contes, elle doit rendre compte objectivement des faits et de leurs raisons : elle doit enquêter –c’est le sens du terme grec « historia » employé par Hérodote, le premier « historien » de manière à établir exactement ce qui s’est passé et pourquoi. C’est à ce titre seulement qu’elle peut revendiquer le statut d’une science.

Toutefois l’histoire est par définition une science qui étudie le passé c’est-à-dire ce qui n’est plus et ce qui n’arrivera plus : les faits historiques n’ont lieu qu’une fois et ils ne sont pas reproductibles (ce qui s’est passé, objet de l’histoire, est passé). Il faut donc s’en remettre aux documents et aux témoignages des acteurs, morts ou vivants, lorsque c’est possible. Mais les documents ne parlent pas tout seul. L’examen critique des sources est une nécessité, et elles ne sont jamais complètes.

En outre, il n’est pas possible de les retenir tous, de même pour les faits : comme pour tout récit, l’historien a l’obligation de trier, sélectionner, hiérarchiser sa documentation de manière à pouvoir les ordonner dans un tout cohérent.

Cette mise en récit des événements passé suppose l’adoption d’un point de vue, quel que soit la volonté de neutralité de l'historien.

En outre l’histoire est écrite dans le présent de l’historien. La connaissance historique est donc un regard posé sur le passé à partir du présent et de la personne de l’historien. L’historien ne peut donc occulter une vue de l’événement qui lui vient de sa connaissance de ce qui est postérieur à ce qu’il étudie et qui parfois en résulte. L’histoire est alors toujours menacée de voir dans le passé la préfiguration du présent, d’être, selon le mot de Paul Valéry, « un prophète du passé ».

Enfin l’historien ne peut s’exempter d’une compréhension philosophique implicite de l’histoire : est-ce que l’histoire de l’humanité - le cours des événements historiques - a un sens, une logique ou est-ce une suite fortuite d’événements qui se produisent de manière contingente ? Bref, faut-il chercher à expliquer, à comprendre ou simplement à décrire l'histoire? Quel est le fond de notre intérêt pour l’histoire ? La connaissance, l'édification (morale et politique) ou simplement la curiosité?

Tag(s) : #FICHE NOTION

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